Le zine: un espace de création et d’expression libre
Mélange de littérature, d’arts visuels et de design graphique, le zine est un moyen d’expression unique qui échappe aux contraintes de l’édition traditionnelle. Poésie, fiction, carnet de bord, engagement social… tout est possible! Il n’y a pas de règles strictes: chaque création est unique et reflète la vision de son auteur·ice. Son format, sa mise en page et son style varient selon les envies de celleux qui le créent.
Qu’est-ce qu’un zine ?
« Le terme « zine » est une abréviation de « magazine ». Selon l’Office québécois de la langue française, le zine est une publication à diffusion restreinte (faible ou moyenne) dont la périodicité est irrégulière et qui est éditée par un petit groupe de personnes sur des sujets qui les passionnent (bande dessinée, science-fiction, cinéma, musique, artistes ou auteurs favoris). » – Dictionnaire urbain de Radio-Canada
Le point commun de tous les zines, c’est qu’ils sont imprimés. Peu importe la technique utilisée – imprimante maison, photocopieuse, risographie, sérigraphie –, l’important, c’est que le zine soit en version papier. Cette accessibilité en fait un médium prisé pour partager des idées, des récits personnels ou des créations artistiques.
D’où vient le zine ?
Les premiers zines émergent dans les années 1930 aux États-Unis, principalement dans les cercles de fans de science-fiction. Le premier fanzine reconnu, The Comet, voit le jour en 1931, permettant aux passionné·es d’échanger sur leurs univers préférés. En 1940, Louis Russel Chauvenet invente le mot « fanzine », officialisé dans l’Oxford English Dictionary en 1949. Avec l’arrivée de la xérographie dans les années 1950, ces publications deviennent plus accessibles et se diversifient, touchant la BD, la poésie et les récits engagés.
Dans les années 1970, le fanzine devient un médium phare du mouvement punk, s’ancrant dans une culture contestataire et artistique. En France, il est adopté pour exprimer des revendications politiques et sociales, notamment après Mai 68. Malgré un déclin dans les années
1990, l’essor d’Internet donne naissance aux webzines et e-zines, élargissant leur portée. Depuis les années 2000, le zine connaît un renouveau grâce aux nouvelles technologies d’impression, inspirant de nombreuses revues d’artistes et alimentant les fanzinothèques qui conservent cette mémoire créative.
Un art accessible à tous·tes
Le zine est profondément ancré dans une culture DIY (do it yourself). Il encourage la récupération et le détournement de matériaux : vieux magazines, papiers colorés, bouts de tissus, impressions ratées… tout peut être transformé en œuvre originale. Ce côté accessible est crucial dans un monde où le coût des fournitures artistiques ne cesse d’augmenter.
Une exposition de zines créés par des jeunes
Actuellement, l’espace A de la Bibliothèque Montarville-Boucher-De La Bruère accueille une exposition sous le thème La voix des jeunes. Cette collection de zines a été réalisée par des élèves de classes de francisation du territoire ainsi que par les jeunes qui ont assisté à nos ateliers sur le sujet. Ces dernier·es y partagent leurs idées, leurs réflexions et leurs histoires à travers ce médium créatif et authentique. Tu peux aller voir l’exposition jusqu’au 21 avril 2025!
Et si tu créais ton propre zine ?

Si toi aussi tu veux parler d’un sujet qui te tient à cœur par la voie du zine, contacte-nous! Charlotte pourra t’aider à mettre ce projet sur pied et t’accompagner dans la création de ton propre zine.
